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Circonscription de Saint Pierre de Chandieu
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la compréhension fine en cycle 2
Article mis en ligne le 16 décembre 2013
dernière modification le 7 novembre 2019

Lire ce n’est pas mettre en mémoire les mots d’un texte c’est mettre en mémoire les idées portées par le texte.
Il ne s’agit plus pour l’enseignant de former des lecteurs décodeurs, encore faut-il que les élèves qui sortent du système éducatif soient capables de comprendre de manière efficace ce qu’ils lisent.
Si comprendre est le but ultime de la lecture c’est aussi la condition d’études réussies.

Qu’est-ce que comprendre ? Écouter et comprendre les mots Se faire le film Être capable de revenir sur ce que l’on croyait avoir compris : ce que l’on nomme "flexibilité" Les compétences spécifiques mises en jeu lors de la compréhension de lecture L’identification des mots (décodage) La compréhension orale Le traitement de l’écrit Ce dernier est source de difficultés pour les élèves. Cinq facteurs peuvent être traités en tant que tels : Le lexique, le vocabulaire (on peut décoder sans connaitre le sens) Faire du lexique un objectif permanent Pour l’enseignant Différencier en amont en organisant, préalablement à la découverte du texte, une étude des expressions ou des mots supposés inconnus des élèves Pour l’élève Apprendre à donner un sens provisoire et approximatif mais plausible aux expressions et aux mots inconnus La syntaxe propre à l’écrit L’organisation textuelle : les reprises pronominales, les substitutions lexicales constituent des informations éparses si les liens ne sont pas faits. C’est la même chose avec les pronoms, les connecteurs, les temps verbaux. Le référentiel : les connaissances encyclopédiques propres à chacun La stratégie : savoir réguler son propre traitement du texte (Être capable de revenir sur ce que l’on croyait avoir compris) La compréhension naît dans les échanges : • maître-élève • élève-élève • maître-texte-élève Ces échanges pour apprendre à comprendre peuvent aussi bien être des commentaires, des questions, des réactions (appréciations, rires, mimiques...). Il s’agit donc de favoriser les échanges verbaux. Les obstacles à la compréhension Les inférences ou connotation = lire les blancs L’interprétation : les indices peuvent être mis en réseau et analysés par rapport aux connaissances du lecteur pour lui permettre de faire son film Les relations causales : correction ou réinterprétation Le contrôle de la compréhension : il s’agit d’aider les élèves à repérer les anomalies ou incohérences Les différents types d’inférences Les inférences nécessaires : anaphores pronominales, synonymiques, métaphoriques Les inférences optionnelles Les inférences logiques et pragmatiques Elles peuvent porter sur différents domaines : 1- le lieu (où) 2- l’agent (qui) 3- le temps (quand) 4- l’action (quoi) 5- l’instrument (avec quoi) 6- la catégorie (concept générique regroupant un ensemble de mots) 7- l’objet (ce qui peut être vu, touché ou dont on peut parler) 8- la cause/ l’effet (pourquoi) 9- le problème/ la solution (comment) 10- le sentiment / l’attitude L’enseignant peut étayer la compréhension à divers moments de la lecture soit avant soit pendant ou encore après la lecture. Pour cela il aura à cœur de : Pratiquer une pédagogie explicite Amener les élèves à être actifs et capables de réguler leur lecture D’enseigner les procédures requises par les tâches scolaires (répondre à un QCM…) et de concevoir une planification ajustée aux besoins des faibles lecteurs. Les faire s’interroger sur les pensées des personnages Les entrainer à rappeler et reformuler pour apprendre à mémoriser Solliciter les images mentales Mobiliser des connaissances littéraires (personnages, histoires) Créer un horizon d’attente en favorisant l’anticipation Aider à faire des liens entre le connu et l’inconnu:suppléer aux blancs du texte Faire acquérir le lexique Proposer de compléter avec des mots ou des dessins Aider à reformuler, résumer Proposer des questions ouvertes sur les personnages et l’histoire Entrainer à analyser et interpréter les illustrations Organiser les confrontations et les représentations Faire justifier et expliciter les raisons Faire souligner les accords et les désaccords Organiser des échanges Il vérifiera la compréhension en : Invitant à un prolongement Faisant transposer des histoires Faisant jouer des histoires Sollicitant des résumés Il assoira la compréhension en : Favorisant le résumé Rappelant le début de l’histoire Aidant à retrouver la trame Reformulant L’enseignant, pour travailler la compréhension, s’appuiera sur une classification des niveaux de lecture -explicite et textuel : dénotation -implicite et textuel : connotation -implicite et fondé sur les connaissances du lecteur : interprétation Par une pédagogie explicite, il entrainera les élèves à : Relever des questions explicites et rechercher dans le texte des mots ou phrases qui ont permis de répondre Repérer les questions des inférences internes et quels rapprochements sémantiques et lexicaux permettent de trouver la réponse Apprendre à reconnaître les questions qui ne trouvent pas leur réponse dans le texte et demandent des inférences externes Une des voies pour faire accéder les élèves à des niveaux de lecture experts est de leur faire prendre conscience du niveau de lecture dans lequel se situent leurs suggestions ou réponses, les questions qui leur sont posées ou encore les questions que l’enseignant les amène à poser : • « tu as posé (ou « Pose ») une question dont la réponse est directement lisible sur l’image ou dans le texte (niveau 1) • « tu as donné un renseignement que tu as déduit grâce à plusieurs infos, un renseignement qu’on ne peut pas trouver directement » (niveau 2) • « nous allons faire la liste des suggestions que vous avez faites à propos de cette image, qui sont certes possibles mais dont on ne peut pas être certain » (niveau 3) En conclusion, la compréhension est l’objectif de l’activité de lecture, mais elle n’est pas spécifique à la lecture : elle intervient dans les films, les B.D, le suivi de conversation, les images, l’enregistrement audio… Elle préexiste à la lecture et peut donc être exercée avant. Une séance de compréhension doit concéder la parole aux élèves pour expliquer, justifier, valider les réponses. L’enseignant se doit de proposer des exercices systématiques sur l’explicite et l’implicite du texte. Ressources théoriques (bibliographie, Webographie) Apprendre à lire à l’école R. Goigoux et S. Cèbe RETZ Didactique de la lecture et Regards croisés C. Garcia Debanc presses universitaires Mirail-Toulouse Compréhension de la langue au CP, D. Gourgue, M. Bianco, M. Coda Les éditions La Cigale les Nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon http://media.eduscol.education.fr/file/ecole/60/7/Lire_au_CP_136607.pdf Enseigner la compréhension : principes didactiques, exemples de tâches et d’activités (Roland Goigoux) http://ameds.free.fr/conferences/rtf-pdf/cebe%20goigoux%20thomazet%20lecture%20comprehension.pdf une année d’apprentissage de la lecture au CP : http://www.cndp.fr/lire-au-cp/une-annee-au-cp/


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